Le Plan Local d'Urbanisme - PLU
Le 22/01/2009 à 21h11
Le PLU est un plan fédérateur de l'ensemble des règles
d'urbanisme communales.
La loi « Solidarité et Renouvellement Urbain » (SRU)
Le PLU à l'échelon communal comme le SCOT
(Schéma de Cohérence Territoriale) à
l'échelon supra-communal (par exemple de la communauté de commue)
et le DTA (Directives Territoriales
d'Aménagement) à l'échelon départemental ou régional, sont
soumis à des règles communes précisées par la loi SRU.
La loi SRU a pour but la rénovation des politiques urbaines
intégrant le développement durable. Généralement, elle n'est
connue ou citée que dans l'un de ses aspects : la mixité sociale et
les pénalités encourues par les communes ne respectant pas le
fameux quota de 20% de logements sociaux. Pourtant, son champ
d'application est bien plus vaste.
La loi SRU vise à :
- limiter (ou stopper) l'étalement urbain en tâche
d'huile,
- ne pas créer d'îlots riches/pauvres, c'est à dire favoriser
la mixité sociale (l'aspect le plus connu),
- ne pas gaspiller les ressources,
- développer la planification des réalisations, c'est à dire
établir un PADD (Projet d'Aménagement
et de Développement Durable),
- maîtriser les déplacements et le recours à l'automobile,
- préserver la qualité de l'eau, de l'air et des
écosystèmes.
PLU : les principes
Le PLU (comme le SCOT et le DTA) doit
respecter les principes suivants :
-
l'équilibre : urbain, agricole, espaces verts,
industries...
-
la diversité des fonctions urbaines et la mixité
sociale : besoins présents et futurs en habitat, activités
économiques et de loisirs, transports, gestion des eaux...
-
l'utilisation économe et équilibrée de toutes les
ressources : espace, déplacements, air, eau, bruit, sauvegarde
du patrimoine, préservation des pollutions et des nuisances
-
il doit être établi sur des prévisions économiques,
démographiques et sur des diagnostics,
- il doit privilégier le dialogue, la
concertation et la transparence sans pour autant
fixer de règles précises aux communes à ce sujet.
PLU : règles complémentaires
Le PLU est soumis à des règles complémentaires :
- il est un projet unique et cohérent, un document de
référence
- il couvre tout le territoire de la commune ou de
l'intercommunalité (au choix), sauf les zones ou les secteurs
sauvegardés
- il est établi sur un état initial de
l'environnement
- par un diagnostic, intégrant les prévisions
économiques démographiques, il met en évidence les particularités
et les potentialités communales. Les besoins sont répertoriés en
matière de :
- développement économique : agriculture, commerces,
entreprises
- d'aménagement de l'espace : zones
- d'environnement : qualité du cadre de vie, respect de
l'espace et des ressources
- d'équilibre social de l'habitat : mixité sociale
- de transport : circulation, déplacements
- d'équipements et de services : école, sport, jeunesse,
associations
- il est soumis à la concertation
- il doit être compatible et conforme avec les
documents supra communaux (SCOT et DTA), le Plan de
Déplacement Urbain (PDU), le Programme
Local de l'Habitat (PLH), les projets d'intérêt
général et/ou national. Il peut contribuer à leur réalisation,
même partielle
- il prévoit les incidences des projets sur
l'environnement futur
- il met en évidence les choix stratégiques des élus
Que contient le PLU
Le document établissant le PLU comprend :
A. Une présentation : diagnostic, état initial,
explication des choix retenus pour le PADD (Projet d'Aménagement et
de Développement Durable)
B. Le PADD : outil de planification des
réalisations (détaillé par la suite)
C. Un règlement et une présentation
graphique :
- présentation des zones (urbaines, à urbaniser, agricole,
naturelles) qui couvrent tout le territoire de la communal,
- une définition des règles imposées aux constructeurs,
- une définition des espaces protégés,
- les servitudes d'utilité publique (espaces retenus pour des aménagements communaux futurs).
Le PADD
Le PADD est un instrument de planification des réalisations. Il
est inclus dans le PLU. Il peut préciser :
- les mesures pour préserver le centre-ville, les quartiers ou
en créer de nouveaux,
- les actions et opérations destinées à la restructuration et/ou
la réhabilitation d'îlots, de quartiers, de secteurs,
- les caractéristiques et le traitement des rues, sentiers
piétonniers, pistes cyclables, espaces publics à conserver, à
modifier, à créer,
- les actions et opérations d'aménagement pour assurer la
sauvegarde de la diversité commerciale des quartiers
- les conditions d'aménagement des entrées de ville,
- les mesures de nature à assurer la préservation des
paysages.
Le PLU comme le PADD doivent éviter les formulations trop
générales qui peuvent devenir un frein à d'autres projets ou au
contraire, trop précises qui peuvent bloquer toute adaptation
ultérieure, même mineure et/ou obliger à de multiples révisions du
PLU.
-
Exemple de formulation trop générale : diminuer la
circulation automobile sans préciser le lieu. Cette formulation
peut empêcher de créer des entreprises sur tout le territoire
communal car elles engendreraient un flux de circulation
important
-
Exemple de formulation trop précise : réserver des
terrains ou des zones localisées à un certain type de logement
seulement.
Le PLU et le PADD doivent veiller à ne pas produire de contresens
car ils sont opposables à toute personne publique ou privée pour
l'exécution de tous travaux.
-
Exemple de formulation de contresens : prévoir un gel
de terres agricoles ou de friches sans se réserver le droit de les
utiliser pour des aménagements urbains (circulation,
stationnement)
-
Autre exemple : le PLU et le PADD doivent prévoir des
emplacements réservés ou servitudes sur les terrains dont la
commune n'est pas propriétaire sinon elle ne pourra pas empêcher
de constructions privées.
En attendant de définir un projet, les élus ont la possibilité de
geler pendant 5 ans les terrains du projet envisagé.
La commune peut faire apparaître des immeubles ou des façades à
protéger ou à mettre en valeur en raison de leur intérêt patrimonial
et dont la démolition est soumise à autorisation.
La commune peut prévoir un emplacement réservé dans un secteur
pour la réalisation d'un programme de logement avec mixité sociale
dans le centre ancien (même si elle n'est pas propriétaire des
terrains).
La commune peut instaurer des servitudes sur des terrains pour la
réalisation d'équipements ou d'espaces publics (et donc refuser des
permis de construire) tan qu'elle n'a pas précisé son projet.
Cependant, les propriétaires peuvent mettre la commune en demeure
d'acquérir les terrains.
Si la commune ne veut pas acquérir les terrains, elle peut imposer
des règles d'implantation, de recul des constructions et d'accès.
Exemples de PLU (et PADD)
- Pour favoriser les déplacements piétonniers, on sait
qu'il faut limiter les pôles d'attraction (commerces, écoles) à
moins de 700 mètres.
Le PADD va alors stipuler la création de garages collectifs aux
abords du quartier concerné et de cheminements piétons et cycles
dans le quartier.
Le règlement et la présentation graphique du PLU vont situer les
emplacements réservés correspondants, prévoir les limites de hauteur
des clôtures le long des cheminements piétons, privilégier les
transports en commun (accessibilité et régularité) dans cette
zone
Documents complémentaires
-
La présentation du PLU de Marolles En Brie, commune de la Communauté de Commune du
Plateau Briard
-
Le PADD du PLU, document de la Délégation Générale de l'Urbanisme de l'Habitat et de la
Construction / Centre d'Etudes sur le Réseaux, les Transports,
l'Urbanisme et la construction publique.
Sur internet...